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Pratiques spatiales, collectifs et actions publiques

Cet axe, initié fin 2014 par des membres des laboratoires PACTE-Territoires et CITERES, s’inscrit dans les perspectives d’élargissement à la fois international (avec des équipes québécoises notamment) et disciplinaire (urbanisme, aménagement de l’espace, droit, politique, histoire…) du CIST.

Il se donne pour objectifs :
– d’analyser les pratiques et l’action individuelle, les représentations et l’action collective, l’action commune, l’action publique en privilégiant la compréhension des dynamiques en cours dans et par les territoires et les processus de développement territorial ainsi générés
– de (ré-)interroger les pratiques spatiales au cœur de l’action publique (rendre un service au public pour résoudre ou participer à résoudre un problème – de développement, d’habitabilité, de vivre ensemble, de répartition des richesses…)
– de questionner les réformes territoriales (et en particulier celle qui, en France, aboutit à repenser non seulement l’architecture territoriale mais aussi les modalités de construction des problèmes politiques et la régulation des systèmes de démocratie locale, de gouvernance et de représentation)
– de réinterroger l’action collective non seulement par la multiplication des mobilisations collectives et des formes d’engagement sur des enjeux territoriaux mais aussi par le renouveau des pratiques de travail, des stratégies résidentielles, de la métropolisation, des pratiques culturelles, récréatives, mais aussi par le changement d’organisation des activités sociales, de plus en plus fragmentées et ubiquistes
– d’étudier le renouveau des pratiques spatiales et leurs ressources dans les territoires
– de prendre en compte les habitants, citoyens et usagers et les jeux de territorialités qui les animent et fondent les recompositions à l’œuvre continuellement
– d’analyser le besoin de « politiques structurantes » (notamment en urbanisme pour prévoir la constructibilité et l’effort accru pour le logement, mais aussi en transports pour envisager les nouvelles mobilités de demain) illustrant ce profond mouvement de territorialisation qui semble vouloir succéder au non moins structurant mouvement de décentralisation à l’œuvre un peu partout dans le monde depuis une bonne trentaine d’années.

Pour cela, il s’appuie sur des « séminaires en ligne » à partir de plateformes multimédias située à Grenoble, Montréal, Paris et Tours, dans un premier temps.