Proposition coordonnée par Alia Gana (Ladyss)
- l’agriculture est un domaine incontournable pour les territoires (qui sont très majoritairement ruraux) et pour les sociétés (qui sont encore largement agricoles au Sud)
- surtout, l’agriculture est passé d’un statut volontiers décrit comme celui d’un secteur du passé, au statut d’un domaine d’enjeux transversaux de première importance : concurrence croissante sur l’accès aux ressources agroalimentaires (sécurité alimentaire, rachats de terres par des Etats étrangers…), enjeux de protection sanitaire des consommateurs, de préservation des ressources naturelles, de maintien de la biodiversité, de la diversité culturelle et de la qualité organoleptique des aliments
- son approche par les territoires permet de croiser ces dimensions productive, sociale (droit à l’alimentation), sanitaire, culturelle et environnementale, et de voir comment elles interagissent : montée des normes de qualité environnementale et sanitaire des systèmes agroalimentaires au niveau de la production, de la transformation industrielle et de la distribution, etc.) ; promotion des circuits courts qui permettent à la fois le maintien de l’emploi, un meilleur contrôle social de la qualité agroalimentaire et une moindre empreinte écologique grâce à des transports réduits ; sur cette base, interrogation de la notion de « développement durable »
- la concurrence – ou la complémentarité – entre modèles agricoles (agrobusiness, agriculture familiale, systèmes productifs locaux ; concurrence entre marques génériques et Indications Géographiques), et donc entre politiques agricoles (libéralisation des échanges agricoles vs. protection de préférences collectives en matière sanitaire, culturelle et environnementale) a une dimension territoriale essentielle
- or en France, les territoires reste insuffisamment intégrés à la réflexion sur l’agriculture (rôle directeur de l’Inra)
- des objectifs contradictoires sont assignés aux territoires ruraux et à leurs acteurs (production alimentaire, production de biocarburants, maintien de l’emploi et ralentissement de la concentration foncière, protection de la nature, fonction récréative…)
- développement de nouvelles formes d’organisation collective et de gouvernance territoriale prenant en compte les diverses ressources de l’espace rural, face au développement d’une agriculture hyper intensive ayant un rapport radicalement différent au territoire.
- questionnaires et guides d’entretien
- bases de données internationales sur les systèmes agro-alimentaires ou sur les ressources agroalimentaires (Agrimonde – Inra et Cirad)
- outils (SIG) d’analyse des interrelations entre systèmes agricoles, ressources et paysages.