Proposition coordonnée par Petia Koleva (Ladyss) et Jean-Yves Moisseron (UMR Développement et sociétés)
- La globalisation suscite de nouveaux enjeux territoriaux (montée en puissance des réseaux transnationaux, des grandes régions plurinationales…) ; les normes politiques en vigueur (prévalence des normes nationales et des normes occidentales) sont remises en cause
- La globalisation est aussi une complexification de la production (marchandisation des biens et services y compris publics, généralisation et internationalisation des marchés, transnationalisation des firmes et des acteurs sociaux) qui induit un besoin nouveau de coordination ; cette coordination passe notamment par la gouvernance territoriale
- La globalisation se traduit enfin par la multiplication des acteurs de cette gouvernance (« décentrement/recentrement » de l’Etat, nouveaux acteurs producteurs de normes, nouvelles relations public-privé, participation des usagers à la gestion des biens communs…)
- Cette occurrence explosive des nouveaux enjeux de la gouvernance (conflits et compromis entre cette multitude d’acteurs, légitimité de ces acteurs, concurrence entre les normes selon les contextes culturels, efficience de l’action publique et des nouvelles régulations de l’échelle locale à l’échelle internationale) peut être mieux comprise en la testant sur un objet géographique symptomatique des nouveaux enjeux territoriaux : la grande région européenne (l’UE et ses voisinages orientaux et méditerranéens).
- Cette approche de la région européenne se fera de manière comparative avec d’autres régions, et en confrontant le régional au global (logiques monétaires et gouvernance financière, internationalisation du religieux…)
- Sur le plan disciplinaire, elle mobilisera en particulier la géographie, la sociologie de l'action publique et l’économie (notamment l’approche interdisciplinaire de l’école de la régulation) .
- L’Europe et son voisinage mobilisent une proportion croissante des fonds européens de la recherche, pour éclairer une action publique renouvelée : transformations des espaces frontaliers, coopération décentralisée, gestion des biens publics transnationaux (mers communes…), normes partagées entre l’Europe et ses voisins dans le domaine technique, environnemental….
- Les entreprises prennent position à cette nouvelle échelle régionale, produisent elles-mêmes des normes ou doivent se conformer aux normes transnationales partagées ou imposées (rôle de la recherche pour éclairer la notion de responsabilité sociale des entreprises).
- outils géographiques de l’analyse des nouvelles échelles de la gouvernance
- cartographie des controverses (projet « Géomédia Mapper »).