Proposition coordonnée par Franck Lavigne (LGP)
- un axe centré sur l’interférence entre dynamiques naturelles et sociales
- l’approche « globale » de la chaîne du risque demande un décloisonnement :
- des composantes nombreuses et de nature différente que l’approche territoriale permet d’intégrer : causes (souvent systémiques notamment dans leur dimension temporelle, comme dans le cas des risques induits par le réchauffement climatique en montagne), aléa, crise (elle-même systémique car chaque catastrophe résulte de plusieurs aléas issus d’une chaîne de processus naturels et socio technologiques imbriqués) et gestion de la crise, évaluation des vulnérabilités, gestion du risque et prévention
- elle n’est pas de même nature dans les pays développés et dans les pays en développement : les vulnérabilités n’y sont pas de même nature ; la mobilisation face aux risques met en évidence des rapports aux territoires différents.
- une demande sociale croissante sur le thème des risques naturels
- importance des outils de portée des enjeux à la connaissance des acteurs de terrain
- multiplication des études et des plans de prévention concernant surtout les inondations liées aux crues et la sécheresse ; mais absence fréquente de préparation des autorités publiques face aux aléas de récurrence faible et à dommages énormes (submersions marines, éruptions volcaniques, canicules…)
- dimension particulièrement forte du risque dans les pays en développement.
- méthode : outils multiscalaires (SIG), rétrospectifs (archives des impacts des événements passés, enquêtes de retours d’expériences) et prospectifs (diagnostic par traitement d’images, modélisation, scénarios et simulations de gestion de crise)
- produits : ces travaux de recherche orienteront certains de leurs résultats vers la mise à disposition d’outils efficaces de prévention ou de gestion des risques, intégrant les effets directs, indirects ou différés des aménagements et des dés-aménagements éventuels.
Organisation de conférences et tables-rondes régulières sur les risques et les catastrophes
Une série de conférence sera programmée dans le cadre de cet axe. Celles-ci se tiendront à Paris tous les deux mois dans un premier temps. Une thématique sera abordée à chaque séance avec une ou deux présentations assez courtes afin de laisser place à une discussion approfondie. Dans la mesure du possible nous essayerons de coupler des présentations « académiques » (méthodologie ou résultats de recherche) avec des aspects plus opérationnels.
NB : les comptes-rendus des réunions sont disponibles sur l'agora