Le colloque « Fonder les sciences du territoire » est l’action centrale du GIS depuis sa création. Il devait répondre à cette question : avons-nous raison de vouloir fonder les « sciences du territoire ? Cela supposait de répondre à d’autres questions préalables :
- sur la confrontation aux expériences interdisciplinaires étrangères dans le domaine. Si l’on veut constituer un réseau international des sciences du territoire, encore faut-il s’assurer de l’existence d’initiatives similaires à l’étranger et du degré de leur compatibilité ;
- sur les thématiques des sciences du territoire, à commencer par les Axes et thèmes du GIS mais en laissant naturellement ouverte la liste d’autres axes et thèmes possibles ;
- sur la nature de ces « sciences du territoire » : doivent-elles être conçues comme un champ multidisciplinaire c’est-à-dire comme un ensemble de disciplines scientifiques que l’on confronterait pour comprendre, de manière minimalement harmonisée, la dimension territoriale de leurs objets propres ? Doit-on aller jusqu’à considérer qu’il s’agirait d’une discipline scientifique émergente, dont il faudra alors définir les concepts, les lois et les méthodes d’analyse ?